amihai[1]

 

Autre poème de paix

 

Mon aimée n’était pas à la guerre

elle apprend l’amour et l’histoire

de mon corps, et de ses guerres.

 

Et la nuit quand mon corps transforme

la guerre en paix, elle est surprise.

Sa surprise est son amour et son apprentissage.

Ses guerres et ses paix. Son rêve.

 

Et je suis maintenant au milieu de ma vie.

C’est le moment où on commence

à assembler les connaissances et les détails

et les cartes exactes

d’un pays que nous n’occuperons jamais

et d’un ennemi et d’un amant

dont nous ne franchirons jamais les frontières.

 

Traduit de l’hébreu par Michel Eckhard et Benjamin Ziffer

in, Revue « Poésie 1, N° 116, Mars-Avril 1984 »

Le Cherche-Midi éditeur, 1984

Du même auteur :

« Mon fils a un parfum de paix... » (24/11/2020)

Les mots sont des marches (24/11/2021)

« Elle descend maintenant... » (24/11/2023)