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Aveu

 

     Jamais n’ai quêté la gloire,

Ni pensé laisser mes chants

Dans la mémoire des hommes.

J’aime les moindres fluides

Et légers et gracieux

Telles bulles de savon ;

J’aime les voir s’iriser

De carmin et de soleil

Et voler dans le ciel bleu

Et frémir et se briser

 

Traduit de l’espagnol par Mathilde Pomès

in, « Antholologie de la poésie espagnole »

Librairie Stock, 1957

Du même auteur :

 Il y a eu crime dans Grenade / El crimen fue en Granada (08/12/2015)

Aube sur Valence / Amanecer en Valencia (08/12/2016)

Poésies de la guerre / Poesías de la guerra (20/07/2021)

 

Confesión

 

     Nunca persegui la gloria

ni dejar en la memoria

de los hombres mi canción;

yo amo los mundos sutiles.

ingrá vidos y gentiles

como pompas de jabón.

Me gusta verlos pintarse

de sol y grana, volar

hajo el cielo azul, temblar

súbitamente y quebrarse

Poème précédent en espagnol :

Óscar Arturo Hahn : Rendez-vous / Cita (29/05/2022)

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Miguel de Unamuno: « J’entends le bruissement ... / « Oigo el susurro... » (0 6/07/2022)