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Pour demain (*)

 

 

Vous que le printemps opéra

Miracles ponctuez ma stance

Mon esprit épris du départ

Dans un rayon soudain se perd

Perpétué par la cadence



La Seine au soleil d'avril danse

Comme Cécile au premier bal

Ou plutôt roule des pépites

Vers les ponts de pierre ou les cribles

Charme sûr La ville est le val



Les quais gais comme en carnaval

Vont au devant de la lumière

Elle visite les palais

Surgis selon ses jeux ou lois

Moi je l'honore à ma manière



La seule école buissonnière

Et non Silène m'enseigna

Cette ivresse couleur de lèvres

Et les roses du jour aux vitres

Comme des filles d'Opéra.

 

(*) Appartient à M. Paul Valéry

 

Revue « Littérature, N°4, Juin 1919 »

Du même auteur :

Vingt ans après (24/05/2014)

« J’arrive où je suis étranger… » (24/05/2015)

Il n'y a pas d'amour heureux (24/05/2016)

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