johanneskuhn_m[1]

 

Migration vers le sud

 

S’élevant dans le ciel,

dans le ciel, prêts à partir –

Les oiseaux se sont rassemblés,

chantant encore l’automne,

mais pas trop,

pour le reste, déjà leur cœur se chauffait

d’un ardent désir d’aller vers le sud.

Là-bas ,sur les fils,

là-bas, près des ruisseaux

je les ai encore vus,

en était réjoui. Puis de les voir partir si vite,

cela m’attrista.

Pas un rayon de soleil,

pas un paysage nuageux encore chaud

ne pouvait les retenir.

08. 11. 2016

 

Traduit de l’allemand par Joël Vincent

In, Revue « Temporel, N° 26, 25 Septembre 2018

Revue en ligne publiée par l’Atelier GuyAnne, 77144 Chalifert

Du même auteur : « Brouillard se dissipant au jardin... » / « Verfliegender Nebel im Garten... » (12/04/2021)

 

Südflug

 

In den Himmel,

in den Himmel auf und dann fort–

Die Vögel haben sich gesammelt,

herbstlich noch gerufen,

ein wenig nur,

sonst waren ihren Herzen warm

in Sehnsucht nach dem Süden.

Dort, auf den Drähten,

dort, an den Bächen

sah ich sie noch,

erfreut. Und wie sie verfliegen,

traure ich.

Kein Sonnenstrahlen,


keine warme Wolkenlandschaft

kann sie halten.

08. 11. 2016

Poème précédent en allemand :

Rainer - Maria Rilke: Première Elégie / Die Erste Elegie (23/02/2022)

Poème suivant en allemand :

Peter Huchel : Île du sud / Südliche insel (16/04/2022)