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Premier amour

 

Oh ton visage est là un miroir les jours

les semaines que nous avons vécus ces autres lieux dans

tout ce ridicule gâchis les jeunes que nous

voulions ne pas être marchions le long de rues interminables

dans des romans lisions sur la vie rentrions chez nous le

soir pour dormir dans des maisons provisoires nous

nous quittions quelque part maintenant c’est douteux que personne

ne soit réellement parti sinon pour le journal un enfant

deux ou trois et tous les évènements physiques

gravés alors sur cet arbre comme des initiales

un cœur un visage de sang calme et de toute façon

tu ne cessais de dire et de dire une peine infinie.

 

Traduit de l’américain par Bernadette Casès et Brice Petit

In, Revue « Moriturus N°3-4, avril 2004 »

Editions Fissile, 09310 les cabannes, 2004

Du même auteur : « Est-ce que tu penses... » / « Do you think that if ... » (08/10/2014)