images[1]

 

La pure clarté

Air : « Lavant les sables du ruisseau »

 

Dans les ruelles au printemps les tendres pêchers crachent leur éclat vermeil.

Premier essai des habits de saison, légers et de soie fine.

Dans la douce brise et la brume tiède les hirondelles forment leur nid

 

Dans les courettes demeurent déroulés et délaissés les stores de bambou marbré,

Dans ma chambre, séquestrée derrière la porte rouge fermée d’une longue barre.

Atmosphère agaçante, voilà encore la fête de la Pure Clarté !

 

 

Traduit du chinois par Stéphane Feuillas

in, « Anthologie de la poésie chinoise »

Editions Gallimard (La Pléiade), 2015

De la même autrice :

Sur l’air « Sheng tsa tse » (15/01/2017)

Touchée par les paroles d’un fermier pendant les chaleurs sèches (15/01/2018)

En regardant voler les couples d’hirondelles (15/01/2019)

Plainte vernale (15/01/2020)

Promenade au lac un jour d’été (15/01/2021)

La pure clarté (17/02/2022)