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Depuis qu’Amour cruel empoisonna

Premièrement de son feu ma poitrine

Toujours brûlai de sa fureur divine,

Qui un seul jour mon coeur n’abandonna.

 

Quelque travail, dont assez me donna,

Quelque menace et prochaine ruine,

Quelque penser de mort qui tout termine,

De rien mon coeur ardent ne s’étonna.

 

Tant plus qu’Amour nous vient fort assaillir,

Plus il nous fait nos forces recueillir,

Et toujours frais en ses combats fait être ;

 

Mais ce n’est pas qu’en rien nous favorise,

Cil qui des Dieux et des hommes méprise,

Mais pour plus fort contre les forts paraître.

 

De la même autrice :

« Baise m’encor, … » (05/01/2014) 

« Je vis, je meurs… » (05/01/2015)

« Tant que mes yeux… » (03/01/2017)

« Ne reprenez, Dames, … » (03/01/2018)

« Telle j’ai vu... » (03/01/2019)

« Ô doux regards... » (03/01/2020)

« Oh ! si j’étais en ce beau sein ravie... » (03/01/2021)