Gastao_cruz[1]

 

Dans la lumière de l’été

 

Sonne, clairon, sonne encore

Il ne t’entend pas

celui qui est perdu dans l’océan au milieu

 

des coraux Chaque vague soulève son dos

très haut Ta voix

ne s’entend même plus à présent

 

dans le chuintement de

l’écume La lumière qui te porte

est mortelle

 

Traduit du portugais par Michelle Giudicelli

in, Gastão Cruz : « Les pierres noires »

L’Escampette éditeur, 1999

Du même auteur : Visages dans les wagons / Caras nas carruagens (26/12/2022)

 

 

Na luz do verão

Clarim toca de novo

Não te ouve

Quem está no mar perdido entre

 

corais Cada vaga levanta o dorso

alto A tua voz

não está nem mesmo já

 

entre o rumor da

espuma A luz que te transporta

é mortal

 

 

Poemas Reunidos

Publicações Dom Quixote, Alfragide (Portugal), 1999

Poème précédent en portugais :

Fernando Pessoa : Le pasteur amoureux / O pastor amoroso (20/06/2021)

Poème suivant en portugais :

Casimiro de Brito : Amour solaire / Amor solar (31/12/2021)