AVT_Saleh-Diab_2180[1]

 

Pleine lune

 

J’aurais du

murmurer ton nom

une soirée durant

pour que ce ciel

s’élargisse un peu

 

regarder ta voix

souffler de loin

pour que l’obscurité ne revienne plus

remplir mon sommeil

 

maintenant

ton parfum apparaît

dans un autre jardin

je ne fais rien

j’écoute seulement

la lune de mon remords

entrer dans sa plénitude

 

Traduit de l'arabe par Mohammed El Amraoui et Catherine Charuau

in, Saleh Diab :  « Une lune sèche veille sur ma vie »

Editions Comp’act, 73000, Chambéry, 2004