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Dernier poème

 

Les petites vagues brillent au clair de lune

Qui change en argent le vert limpide de l’eau,

On croirait voir mille poissons accourir à la mer.

 

Je suis seul dans mon bateau qui glisse le long de la rive.

Avec les rames j’effleure de temps à autre l’eau.

La nuit et la solitude m’emplissent le cœur de tristesse.

 

Mais voici une touffe de nénuphars

Avec ses fleurs semblables à de grosses perles.

Je les caresse doucement de mes rames.

 

Le frémissement des feuilles murmure avec tendresse.

Les fleurs inclinant leurs petites têtes blanches

Ont l’air de me parler.

 

Les nénuphars veulent me consoler mais déjà

A les voir j’avais oublié ma tristesse.

 

Traduit du chinois par Sung-Nien Hsu

in, « Anthologie de la littérature chinoise des origines à nos jours »

Editions Delagrave, 1932

Du même auteur :

Chant de Qiupu (23/10/2016)

En cherchant Maître Yong-Tsouen à son ermitage : (23/10/2017)

Accompagnant un ami (23/10/2018)

Réveil de l’ivresse (23/10/2019)

Nuit de lune sur le fleuve (23/10/2020)