lionel[1]

 

Maintenant

 

Je t’offre septembre

blanc avec ramures

agitées ce reste

de ciel charbonneux

ses fourrures ses cages

 

je t’offre le sable

matinal parmi

les collines cette bras-

sée de rouges le seuil

fugitif les flaques

je t’offre tout ce que

j’aimais les commen-

cements les maisons

noires les feuilles indo-

ciles quelques nuages

et l’averse ruche

de soleil pactole

je voudrais pour toi

l’écume des foules le

tranchant des pierres ou

le royaume des puits

tant est âpre la

solitude qui me

ressemble comme à

ces étoiles de paille

 

Partout ici même

Editions Gallimard, 1978

Du même auteur :

« Terrible est le visage du temps... » (10/10/2018)

 Construire (09/10/2019)

Distances (1-2-4-7) 10/10/2020)