verhesenfernand[1]

 

Eclosion de l’aube

orientée vers l’évidence

Tu prends forme sans méfiance

plus belle dans l’immense été

Je marche au bord des mots

le silence mûrit lentement

où fuse le bleu des lisières

La terre est transparente

les racines sont en fête

Les yeux ouverts de l’innocence

inventent mes regards

Mes mains effleurent leur parole

au parcours de tes épaules

Le rêve éveillé du corps

resserre son partage de lumières

 

In, Revue « Poésie 1, N° 34, Novembre-Décembre 1973 »

Librairie Saint-Germain-des-Prés, 1973