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Sonnet

 

Là où j’apporte la vie j’apporte aussi le feu

de ma passion entière et sans issue.

Si l’amour a surgi, j’en ressens la blessure.

Et si je montre ma foi, je joue avec ma vie.

 

Je mets ma vie en jeu, je perds

et je recommence, sans ma vie, la nouvelle partie.

Déjà je l’ai perdue, je la reperds encore aujourd’hui,

je ne m’avoue pas vaincu , je m’obstine

 

et je joue ce qui me reste : un lambeau d’espérance.

Je joue à « toujours va ». Je maintiens mon enjeu.

Si le sort dit « jamais », mon espérance est morte.

 

Si le sort dit « amour », le printemps s’avance.

« Jamais » ou « amour », ma foi est grande ;

« jamais » ou « larmes », ma foi demeure forte.

 

 

Traduit de l’espagnol par Jacinto Luis Guereña

In, « Anthologie bilingue de la poésie espagnole contemporaine »

Gérard & C°, (Marabout Université), Verviers (Belgique), 1969

Du même auteur :

Monde inquiétant (18/05/2015)   

Synesthésie (18/05/2016)

Anniversaire d’Amour / Cumpleaños de amor (18/05/2017)

Ce sont les mouettes, mon amour / Son las gaviotas, amor. (18/05/2018)

Le vaincu / El derrotado (18/05/2019)

Qu’y pouvons-nous ? (18/05/2020)

 

Soneto

 

Donde pongo la vida pongo el fuego

de mi pasión volcada y sin salida.

Donde tengo el amor, toco la herida.

Donde dejo la fe, me pongo en juego.

 

Pongo en juego mi vida, y pierdo, y luego

vuelvo a empezar, sin vida, otra partida.

Perdida la de ayer, la de hoy perdida,

no me doy por vencido, y sigo, y juego.

 

lo que me queda : un resto de esperanza.

Al siempre va. Mantengo mi postura.

Si sale nunca, la esperanza es muerte.

 

Si sale amor, la primavera avanza.

Pero nunca o amor, mi fe segura:

jamás o llanto, pero mi fe fuerte.

 

Sin esperanza, con convencimiento

 Colliure (Barcelona), 1961

Poète précédent en espagnol :

Miguel AngelAsturias : Les Indiens descendent de Mixco / Los indios bajan de Mixco (06/05/2021)

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