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La Cage

 

Dans la nuit qui s’éveille

Les forêts se sont arrêtées de pousser

Les coquilles sont à l’écoute

Les ombres dans les mares deviennent grises

Les perles se dissolvent dans les ombres

Et je reviens vers toi 

 

Ton visage est indiqué sur le cadran

Mes mains sont au-dessous de tes cheveux

Et si l’heure que tu indiques libère les oiseaux

Et s’ils s’envolent vers la forêt

L’heure ne nous appartiendra plus 

 

A nous appartient la cage d’oiseaux ornée

La tasse d’eau débordante

La préface au livre

Et toutes les horloges font tic tac

Toutes les chambres obscures se remuent

Tous les nerfs de l’air sont nus 

 

Une fois envolée

L’heure emplumée ne retournera pas

Et moi je m’en serais allé.

 

Traduit de l’anglais par l’auteur

In, Revue « Temporel, N°2, 22 Septembre 2006

Revue en ligne publiée par l’Atelier GuyAnne, 77144 Chalifert

 

The Cage

In the waking night

The forests have stopped growing

The shells are listening

The shadows in the pools turn grey

The pearls dissolve in the shadow

And I return to you

 

Your face is marked upon the clockface

My hands are beneath your hair

And if the time you mark sets free the birds

And if they fly away towards the forest

The hour will no longer be ours

 

Ours is the ornate birdcage

The brimming cup of water

The preface to the book

And all the clocks are ticking

 

All the dark rooms are moving

All the air’s nerves are bare.

 

Once flown

The feathered hour will not return

And I shall have gone away. 

 

Selected Poems.

Enitharmon Edition (London), 1994

Poème précédent en anglais :

Allen Ginsberg : Song (25/10/2020)

Poème suivant en anglais :

Alicia Suskin Ostriker : Huitième et treizième / The Eighth and Thirteenth (03/12/2020)