19 septembre 2020

Guillaume, duc d’Aquitaine, comte de Poitiers (1071 – 1127) : Chanson / Canso

  Chanson   Tout éjoui je ressens en amour Une joie que je veux éprouver plus vive, Et puisque à cette joie je veux m’en tenir Je dois faire tout mon possible Auprès de la plus belle entre les dames Que l’on peut voir et entendre.   Vous le savez, je n’ai de quoi me faire valoir Et je ne sais m’envelopper de grands éloges. Mais si jamais une joie peut fleurir, Par-dessus toutes celle-là doit donner grain Et sur les autres l’emporter en éclat Comme le soleil éclaire un sombre jour.   Jamais homme... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

18 septembre 2020

Déwé Gorodey (1949 -) : Nuits blanches

Nuits blanches                                                                                        à la... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
17 septembre 2020

Jean Lavoué (1955 -) : "Si tu veux écrire..."

    Si tu veux écrire Pars !Quitte tes habitudes Tes ferveurs routinières Prends ton bâton de pèlerin Trouve ta solitude Adresse-toi au vent A la pluie Aux grands espaces Au soleil   Rends ton pas plus léger Franchis avec ta soif les sentiers de l’aube Accorde toi au courant qui t’emporte, te traverse Que ton sang soit vibrant Que ton souffle soit vif Avec ou sans crayon Tu traceras des signes sur les carnets du cœur Avec ou sans parole Tu donneras du rythme au chant qui te précède.   ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
15 septembre 2020

Nelly Sachs (1891 – 1970) : « C’est l’heure planétaire des fugitifs... « / « Das ist der Flüchtlinge Planetenstunde... »

  C’est l’heure planétaire des fugitifs. C’est la fuite arracheuse des fugitifs vers le haut mal, vers la mort !   C’est la chute astrale hors de l’arrestation magique du seuil, du foyer, du pain.   C’est la pomme noire de la connaissance, la peur ! Soleil d’amour éteint qui fume ! C’est la fleur de la hâte, aspergée de sueur ! Ce sont les chasseurs issus de rien, rien que de fuite.   Ce sont des pourchassés, qui portent dans les tombes leurs cachettes mortelles.   C’est... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 23:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
15 septembre 2020

Walther von Der Vogelweide (vers 1170 – vers 1230) : « Une attente pleine de joie... » / « Mich hât ein wünneclîcher wân... »

  16. II   Une attente pleine de joie et le doux réconfort d’une amie m’ont frappé du mal d’amour. S’il doit se dissiper en moi dans la joie, je ne serai délivré que si sa personne si adorable exauce mes désirs, elle qui me rend indifférente toutes les autres femmes, à ceci près qu’il me faut par égard pour elle leur rendre honneur. Vraiment, je ne désire d’aucune d’elles autre salaire que leur salut.   « Il est un homme sans nulle fausseté et paré de hautes qualités qui peut aisément en tout bien... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
14 septembre 2020

Annie Salager (1965-) : « Courants d’amour par temps de paix »

  Courants d’amour                             Courants de paix par par temps de paix                               temps de guerre   Parfois une épée traverse... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

13 septembre 2020

Rabah Belamri (1946 – 1995) : « de l’autre côté de la vitre... »

de l’autre côté de la vitre...     de l’autre côté de la vitre la pluie tisse une annonce rire en tremblement de lumière où se prend l’hirondelle le vertige roule sous la peau une révolte de houris   la cicatrice s’ouvre le corps retient ses secrets   c’est la fracture qui chante sous l’immobilité du jour une rumeur de printemps perdue sur la terre qui n’a pas bu   de nouveau pensée et douleur se condensent une pointe de silex dans la pupille   In, « Il fait un temps de poèmes.... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
11 septembre 2020

Charles Dobzynski (1929 – 2014) : Se délester

    Se délester   Trop empêtré d’un corps en mal d’apesanteur tu te délestes peu à peu     tu te délestes de tes os qui trahirent leur maquette de ta face effacée de tes arrières-idées moulues jusqu’à l’ultime farine de l’avant de tes pensées processionnaires de tes étés sans souvenir qui te coincent dans leurs étau tu te délestes de ton âge de ta mâchoire qui ne sert plus qu’à mordre la poussière tu te délestes de tes peaux de serpent de tes peaux de serment de tes oreilles... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 23:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
11 septembre 2020

Edmond Jabès (1912 – 1991) : Il m’a dit...

  Il m’a dit...    Il m’a dit : Ma race est la race jaune. J’ai répondu : Je suis de ta race.   Il m’a dit : Ma race est la race noire. J’ai répondu : Je suis de ta race.   Il m’a dit : Ma race est la race blanche. J’ai répondu : Je suis de ta race ;   car mon soleil fut l’étoile jaune car je suis enveloppé de nuit ; car mon âme, comme la pierre de la loi est blanche.     Le livre de Yukel Editions Gallimard, 1964 Du même auteur : Je vous... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
10 septembre 2020

Stratis Pascalis / Στρατής Πασχάλης (1958 -) : Tressaillement

 Tressaillement   A l’heure où la foule tourbillonne je me suis retrouvé marchant dans l’avenue entre saules et peupliers entraîné par le vent matinal.   Et soudain, mes yeux s’enivrant des jeux d’ombres mauves lancées par les arbres au visage des passants, là-haut le ciel était bleu sombre et un soleil pur montrait les choses exactement comme elles sont, j’ai senti que j’ avais cessé d’être un vague détail dans la cohue d’une ville mais que je traversais un triomphe autour de moi qui... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :