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Les cheveux blancs

     comme en un rêve

          me voici de retour,

Mais les monts bleus

     sans changement

          ont la mine d’antan.

 

Le corbeau pleure

     la lune penche

          au temple près du pont,

Sur l’oreiller

     j’entends encore

          le bourdon de minuit.

 

Traduit du chinois par Jean -Pierre Diény

In, « Jeux de montagnes et d’eaux »

Editions Encre marine, 2001