edou24mai[1]

 

ouvre avec moi ce livre

pesant poids de mémoire

compromis entre éden

et souventes blessures

               *

maints lendemains de fêtes

changés en cicatrices

aux lèvres de ma soif

de vivre en moi vivant

               *

je pars pour des pays

plus lointains que les rêves

j’habite des paysages

où les arbres sont des dieux

               *

si savoir que mourir

c’est mourir aux grands arbres

je me replante rebelle

plus racine que la pierre

               *

le mystère reste entier

je n’écris ni ne parle

qu’à l’écoute d’une voix

venue de ne sais où

               *

le temps défiguré

préfigure le néant

où plus rien n’est à nous

hors nos lambeaux d’écorce

               *

un autre enfant viendra

caresser je ne sais

quel autre rêve de partit

vers des îles parolières

 

50 Quatrains pour narguer la mort

Editions Bartholdi, Île Maurice,2005

Du même auteur :

« Qui veut tout écrire sur la lumière… » (02/12/2015)

« J’écris ces pages en vrac… » (27/02/20/17)

Parole 45 (02/08/2018)

Parole 1 (02/08/2019)