olvido-garcia[1]

 

Sur le point de se briser

comme les courbes qui composent

l’attitude des vierges

dans certaines annonciations italiennes

ainsi,

miroitant et fragile

était le vol pour finir.

Icare dans l’eau. 

Un court moment, le pied chaussé d’une douce

sandale bleue.

Comme un oiseau mort

dans les mains d’un enfant.

Pendant ce temps, le paysan laboure,

le pêcheur s’incline,

et le berger regarde le ciel.

Deux aigles planent. Des bateaux suivent la route

du cristal.

Pénétrante et profonde

est la distance entre le rêve et la vie.

Mais ils sont irréels, comme Icare,

les marins qui manoeuvrent les voiles.

 

Traduit de l’espagnol par Roberto San Geroteo

In Revue, « Le Nouvel Ecriterres, N° 5, Printemps 1991 »

29720 Plonéour-Lanvern

 

 

A punto de quebrarse

como las cuervas que componen

la actitud de las vírgenes

en algunas anunciaciones italianas,

así,

espejeante y frágil,

era el vuelo al final.

Icaro en al agua.

Por un momento, el pie con una dulce

sandalia azul.

Como un pájaro muerto

en manos de une niña.

Mientras tanto, el labrador ara,

el pescador se inclina

y el pastor mira el cielo.

Dos águilas planean. Barcos siguen la ruta

del cristal.

Penetrante y profunda

es la distancia entre el sueño y la vida.

Pero son irreales, como Icaro,

los marineros que maniobran las velas.

 

Poème précdent en espagnol :

Óscar Arturo Hahn : Le corps interroge l’âme / El cuerpo le pregunta al alma (29/05/2020)

Poème suivant en espagnol :

Luis Mizón  : Fantôme / Fantasmas (05/08/2020)