jean-sioui[1]

 

J’ai gravé sur le fleuve

les rides de ma face

 

Monter le canot de l’orage

 

A grands coups d’aviron

j’ai battu le temps

qui n’en finit plus de mentir

 

Le soleil obscurci de whisky blanc

a coulé dans le dos de l’histoire

 

Intoxiqué des discours de l’autre monde

je mes suis enfermé dans une réserve éthylique

 

Une nausée me pousse verse ma plume

 

Les mots se lèvent sur les sangles

qui liaient le vrai sauvage

 

Avant le gel des visages

je remonte les labours du ciel

 

Une île témoigne de ma présence originelle.

 

Wendake, 2013

 

Revue « Hopala, N° 43, septembre - novembre 2013 »

29000 Quimper, 2013

 

Du même auteur : « Mon père cachait en lui... » (22/07/2019)