Mintz-4[1]


 

Autrefois une colombe

descendit sur mon épaule, des cieux,

très légère,

des toits de la ville compatissante.

 

Nous étions silencieux tous deux

une heure entière et le vent entre nous.

Je voulais lui dire :

innocente colombe, colombe innocente,

j’ai trouvé un abri pour toi.

 

Autrefois une colombe

se précipita vers mon épaule.

Blanche, chaude.

 

Quand je la touchai de mes lèvres

son plumage devint rouge.

 

Traduit de l’hébreu par Michel Eckhard et Benjamin Ziffer

in, Revue « Poésie 1, N° 116, Mars-Avril 1984 »

Le Cherche-Midi éditeur, 1984