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Dilemme

 

Mais les vivants n’ont pas pitié des morts

Et que feraient les morts de la pitié des vivants

Mais le cœur des vivants est dur comme un bon arbre

                         et ils s’en vont forts de leur vie

Pourtant le cœur des morts est déjà tout en sang

                         et occupé d’angoisse depuis longtemps

Et tout en proie aux coups, trop accessible aux coups

                         à travers leur carcasse ouverte

Mais les vivants passant n’ont pas pitié des morts

                         qui restent avec leur cœur au vent sans abri.

 

 

Poésies complètes

Editions Fides, Montréal (Québec), 1947

Du même auteur :

Accompagnement (14/01/2015)

« Il nous est arrivé... » (29/05/2018)

« Nous avons attendu de la douleur... » (29//05/2019)