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Vent printemps

 

Celles qu’on éteignait celles au blanc promises

Celles qu’on habillait de silence et de froid

Celles qui ronronnaient des leçons bien apprises

Cœur battant cils baissés mais qui n’y croyaient pas.

 

Celles qu’on enfermait dans des chapelles grises

Celles qu’on emmurait dans les plus hautes tours

Celles qui n’attendaient qu’un signe de la brise

Ont cassé leurs carreaux pour passer dans l’amour.

 

Nous t’embrasserons trois fois sur la bouche

Chevalier printemps pas très comme il faut.

Est-ce défendu que les vierges couchent

Avec un amour couronné d’oiseaux ?

 

Et tant pis s’ils sont vrais ces vieux dits de nos mères

Que le vent du printemps fit les quatre cent coups

Dans les bois dans les prés sur le bord des rivières.

 

Ca alors si vous saviez comme on s’en fout

 

L'Arbre à feu,

Éditions du Goéland, Paramé (Ille-et-Vilaine), 1950 

 De la même autrice :

 L’aveugle à son miroir (24/05/2017)

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