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Passant près du banc vide

 

Bonsoir, petite Evy, bonsoir comme autrefois,

toi qui, depuis de si longs jours déjà ,

demeures loin de moi.

 

Bonsoir dès que je passe à côté de ton banc

dans le parc étranger où nul ne va s’asseoir,

où personne dans le noir ne dresse les oreilles

quand le silence sur nous s’étend dans les buissons,

et que, très lentement, avec la nuit qui tombe,

s’éteint dans la pénombre le murmure de mes mots :

 

entre plaisir et peine

à travers deuil et joie,

 

Bonsoir, petite Evy, bonsoir à bientôt

comme alors, mon Evy, serrés l’un contre l’autre,

à deux sur ce vieux banc.

 

Parc du Ranelagh, Paris, le 12 mai 2009

 

In, « Les sentiers de velours sous les pas de la nuit »,

« Peut-être, Cahier N°1», 2010

Association des Amis de l’œuvre de Claude Vigée, 77144 Chalifert

Du même auteur :

L’eau des sombres abysses (03/04/2015)

La clef de l’origine (03/04/2016)

 Soleils… » (03/04/2017)

« Entre la terre obscure… » (03/04/2018)

« Depuis l’origine... » (27/04/2019)