09 février 2020

Antoine Mechawar (1940 – 1975) : Lettre qui peut servir d’introduction à mon oeuvre

  Lettre qui peut servir d’introduction à mon œuvre             Afin de ne parler guère de ces attaches qui depuis quelques jours me lient au sable du désert je vais m’étendre sur l’eau des lacs ainsi que nénuphars du Nil et converser avec le vent           Chaque herbe sur les rives sera mon destin du soir et pour ne point gagner les limites de l’angoisse l’ombre d’ophélies mortes flânera sur ma peau. ... [Lire la suite]
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08 février 2020

Shikishi Naishinnô / 式子内親王 (1149 – 1201) : « La brume du soir... »

  La brume du soir se noue au fond de mon cœur Et l’automne comme moi s’avance vers l’hiver   Traduit du japonais par Yves-Marie Allioux In, « Poèmes de tous les jours. Anthologie proposée par Ôoka Makoto » Editions Philippe Picquier,1993   N. B .  Naishinno signifie Princesse impériale
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07 février 2020

Friedrich Nietzsche (1844 – 1900) : Le soleil décline / Die Sonne sinkt

  Le soleil décline   1 Tu ne connaîtras plus la soif longtemps encore, cœur brûlé ! Dans l’air passe une promesse, le souffle m’en vient de bouches inconnues :   - la grande fraîcheur approche.   Mon soleil brûlait au-dessus de moi à midi : salut à vous, qui venez, vents subits, frais génies de l’après-midi !   L’air passe, étranger et pur. De son regard biais de séductrice, la nuit, ne me lorgne-t-elle pas ?... Reste fort, ô mon cœur valeureux ! Ne... [Lire la suite]
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05 février 2020

Friedrich Hölderlin (1770 - 1843) : En bleu adorable / In lieblicher Bläue

    En bleu adorable   En bleu adorable fleurit Le toit de métal du clocher. Alentour Plane un cri d’hirondelles, autour S’étend le bleu le plus touchant. Le soleil Au-dessus va très haut et colore la tôle, Mais silencieuse, là-haut, dans le vent, Chante la girouette. Que quelqu’ Un au-dessous de la cloche, descende les degrés, alors Le silence sera une vie ; car, Lorsqu’une figure à ce point se détache, la Forme aussitôt ressort, de l’homme. Les fenêtres, d’où les cloches tintent, sont Comme des... [Lire la suite]
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05 février 2020

Heather Dohollau (1925 – 2013) : Le tertre blanc

  Le tertre blanc   après la route         le chemin dépassant la croix et les jardins aux maisons vides pour arriver au tertre où les branches de fenouil étoilent de tout près le ciel et la mer est en bas la distance est toujours temps les pas heurtent le rien entre ici et là       ces maisons plus loin informent autrement l’air et vu du dehors le jardin a perdu pied tout est plus bas           plus... [Lire la suite]
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04 février 2020

Kobayashi Issa / 小林 一茶 (1763 – 1826) : « Couvert de papillons... »

  Couvert de papillons l’arbre mort est en fleurs !   Traduit du japonais par Corinne Atlan et Zéno Bianu in, « Haiku. Anthologie du poème court japonais » Editions Gallimard (Poésie), 2002 Du même auteur :  « quiétude… » (04/02/2016) « Première cigale… » (04/02/2017) « Ah ! pouvoir être … » (04/02/2018) « Un monde de douleurs... » (04/02/2019)    
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03 février 2020

José Gutiérrez (1955 -) : La solitude de la mer est le meilleur exil / La soledad del mar es el mejor exilio

  La solitude de la mer est le meilleur exil   ... Et la mer n’est pas sombre limite, mais exil. Tous mes désirs s’y réalisent. Au loin, quelqu’un m’imagine étranger en terre étrangère. Il ne connaît pas cette musique : celle de la mer, sa rumeur gonflée par les pluies, ou ces mouettes qui laissent une traînée de lumière dans l’air dense du matin hivernal. La solitude de la mer n’est pas menace, mais île où j’habite avec moi-même. Tous mes désirs s’y réalisent et le temps ne complote pas contre... [Lire la suite]
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02 février 2020

Jacques Rabemananjara (1913 – 2005) : « Ile !... »

  Ile ! Ile aux syllabes de flamme, Jamais ton nom ne fut plus cher à mon âme ! Ile, ne fut plus doux à mon cœur ! Ile aux syllabes de flamme, Madagascar !   Quelle résonance ! Les mots fondent dans ma bouche : Le miel des claires saisons dans le mystère de tes sylves, Madagascar !   Je mords la chair vierge et rouge avec l’âpre ferveur du mourant aux dents de lumière, Madagascar !   Un viatique d’innocence dans mes entailles d’affamé, je... [Lire la suite]
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01 février 2020

Dino Campana (1885 – 1932) : Jardin automnal (Florence) / Giardino autunnale (Firenze)

  Jardin automnal (Florence)   Au jardin spectral au laurier muet De ses vertes guirlandes A la terre automnale Un ultime salut ! Aux arides versants Âpres rougis dans l’extrême soleil Confuse de rumeurs Rauques crie la lointaine vie : Crie au soleil mourant Qui ensanglante les parterres. S’entend une fanfare Qui déchirante monte : l e fleuve disparaît Dans les arènes d’or ; dans le silence Sont les blanches statues à la tête des ponts Tournées : les choses déjà ne sont plus. Et du... [Lire la suite]
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