gaston_puel_1_

 

Puisque le soleil décline je dirai la ronde bosse d’un dos d’homme

Il s’éloigne et le soleil pénètre dans sa bouche illumine ses dents

Il danse vers l’abîme          Des herbes l’accompagnent

La poussière le suit dans l’ombre de ses jambes

 

Mais la prison

Par ses portes de fer

Ses dédales de bronze

Ses vannes verrouillées

Ses couloirs immergés

Mais la prison

Sera son lieu concis

Et sa dense planète

 

Elle ira dans la nuit

Emportant ses reclus

Ses découvreurs de terre

Ses fouilleurs ses plongeurs

Ses juges ses pendus

Et ceux qui voient demain

Dans un chantier de verre

 

Ce chant entre deux Astres

Editions Les écrivains réunis - Armand Henneuse éditeur, Lyon, 1956

Du même auteur :

« J’habitais un corps lézardé… » (03/10/2015)

Puisque tu es venue… (26/05/2017)

Ce matin, je dirai... (26/05/2018)