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Le basilic

 

Et la fermière aux mains de sel, dès l’aube

S’avance dans la cour, lavande et basilic

Au poing, parmi les poules noires

Baignant dans une aurore d’églantine...

 

Le monde est un feu de copeaux légers,

On dirait qu’un champagne éblouissant arrose

Les genêts d’or de la poitrine incandescente,

Et je vois dans le soleil bleu ce boulanger

Qui va sur les chemins de seigle et de farine

Vers la ferme lointaine où l’amour lui fait signe.

 

 

La Pierre allumée, suivie de La Chambre du musicien,

Editions A la Baconnière, Neuchâtel (Suisse), 1962.

Du même auteur :

Postface (09/12/2015)

Le mur (09/12/2016)

Quand je me trouve seul (09/12/2017)

Retour (09/12/12/2018)