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Mes morts portent des bas

Mes terres se tuent pour un plaisir

Mes mains m’écoutent enfin

Je mange un mètre de stupeur

 

 

 

 

Je mère avec l’obscur

Un doigt que colombe la mort

Je reste avec le bruit

Je larve mon cri

D’un temps qui neige au ralenti

Je verse l’ici

Je père mon sexe rajeuni

 

 

 

 

A chaque venin

L’entendre terre

Près du froid qui a mis un lac

Dans la femme disais-je

A double sang

Vers la chose qui s’étoile

 

Tu as pris un ventre à l’amour

 

La mort viande

Editions P.J. Oswald, 1974