51YE7EHz9eL

 

Levée en masse

 

Ne serait-ce qu’une fois, si tu parlas de liberté,

Tes lèvres, pour l’avoir connue, en ont gardé le goût du sel,

Je t’en prie,

Par tous les mots qui ont approché l’espoir et qui tressaillent,

Soit celui qui marche sur la mer.

Donne-nous l’orage de demain.

 

Les hommes meurent sans connaître la joie.

Les pierres au gré des routes attendent la lévitation.

 

Si le bonheur n’est pas au monde nous partirons à sa rencontre.

Nous avons pour l’apprivoiser les merveilleux manteaux de l’incendie.

 

Si ta vie s’endort

Risque-la.

 

Hectares de soleil

Editions Pierre-Jean Oswald, 1977

Du même auteur :

Le veilleur (14/11/2014)

Saison dorée (14/11/2015)

Nuit d’herbe (14/11/2016)

La joie (14/11/2017)

Le plus beau jour (14/11/2018)