31 octobre 2019

Biagio Marin (1891 – 1985) : « T’ai ôté chaque feuille... » / T’hè levào ogni fogia

  T’ai ôté chaque feuille comme à rose qui s’effeuille pour te voir bouton d’or.   Je ne l’ai pas trouvé : mais ton parfum m’a énivré et à présent je meurs de tant d’envie de ce parfum passé égaré oublié comme un de mes vers   Traduit de l’italien par Sophie Basch In, « La Nouvelle Revue Française, Juillet-Août 1993, N° 486-487 » Editions Gallimard, 1993     Ti ho tolto ogni foglia come ad una rosa che si disfoglia per vederti il bottone con l’oro.   Non l’ho... [Lire la suite]
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29 octobre 2019

Paul de Rességuier (18 ? – ?) : « Fort / Belle.... »

    Sonnet                                  Epitaphe                                 ... [Lire la suite]
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29 octobre 2019

Jean-Paul de Dadelsen (1913 – 1957) : Sur le nom de Bach

  Sur le nom de Bach (1)     Dans la gamme couleur d’automne de si bémol mineur, descend Cette première marche jusqu’à la note sensible ! Le nom alors se hisse Jusqu’à do, le niveau de la réalité. Et, de nouveau, du même demi-ton                     Retombe Sur ce si dont la vibration suspendue appelle une nouvelle ascension. Le clavier est l’image du monde. Comme l’échelle de Jacob ... [Lire la suite]
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28 octobre 2019

Gu Cheng / 顾城 ou 顧城 (1957 – 1993) : « Peut-être suis-je aveugle ... »

  Peut-être suis-je aveugle Je ne peux que vous toucher par ma voix Ouvrir le poème comme la paume d’une main Le tendre vers vous Ô frères sur la rive mienne du Pacifique De couleur rouge, de couleur claire, bleue, noire Fleurs qui se mettent à pleurer sur la rive mienne du Pacifique   Cette voix a traversé un vide infini   Traduit du chinois par Chantal Chen - Andro In, « Anthologie de la poésie chinoise » Editions Gallimard (La Pléiade),2015 Du même auteur : Le proche et le lointain... [Lire la suite]
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27 octobre 2019

Jean Joubert (1928 – 2015) : « Asseyez-vous, peuples de loups ... »

  Asseyez-vous, peuples de loups, sur les frontières et négociez la paix des roses, des ruisseaux, l'aurore partagée. Que les larmes, les armes s'égarent dans la rouille et la poussière. Que la haine crachée soit bue par le soleil. La terre ouvre sa robe de ténèbres, sa nudité enchante les oiseaux, le jour se fend comme fille amoureuse. Sous un ciel ébloui viennent alors après tant de saccage les épousailles de la terre et du feu, le temps des sources, des naissances. Après le sang, la traîtrise et... [Lire la suite]
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26 octobre 2019

Pierre Unik (1910 – 1945) : La société sans hommes

  La société sans hommes     Le matin coule sur les végétaux froissés comme une goutte de sueur sur les lignes de la main je rampe sur la terre bouche rugueuse et sévère le soleil se dilate dans les canaux des feuilles monstrueuses qui recouvrent les cimetières les ports les maisons de la même ardeur visqueuse et verte alors se présente à mon esprit avec une intensité bouleversante l’absurdité des groupements humains dans ces maisons pressées l’une contre l’autre comme les pores de la peau parmi le... [Lire la suite]
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25 octobre 2019

Allen Ginsberg (1926 – 1997) : Transcription de musique d’orgue / Transcription of organ music

  Transcription de musique d’orgue     La fleur dans la bouteille à cacahuètes, en verre, auparavant dans la cuisine        s’est tordue pour trouver une place à la lumière, la porte de l’armoire ouverte, parce que je m’en servais avant, est gentiment        restée ouverte en m’attendant, moi, son propriétaire.     J’ai commencé à ressentir ma douleur sur la natte au plancher, écoutant la        musique,... [Lire la suite]
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24 octobre 2019

Raimbaut de Vaqueiras (vers 1150 – vers 1207) : « Hautes vagues qui venez sur la mer... »

  Hautes vagues qui venez sur la mer Que le vent fait çà et là agiter, De mon ami savez-vous des nouvelles ? Parti là-bas, il n’est pas retourné.           Ah ! Dieu d'amour Parfois j’ai joie et parfois j’ai douleur.   Oh douce brise qui vient de là-bas Où mon ami vit et dort maintenant, Apporte-moi sa douce haleine à boire, Ma bouche s’ouvre et j’en ai grand désir.           Ah ! Dieu d'amour Parfois... [Lire la suite]
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22 octobre 2019

Li Bai (ou Li Po) / 李白 (701- 762) : Réveil de l’ivresse

  Réveil de l’ivresse Un jour de printemps     Si la vie en ce monde est un grand songe,      A quoi bon la gâcher en se donnant du mal ? Aussi pour moi tout le jour je suis ivre,      Et me couche effondré au pilier de la porte.   Au réveil, je regarde au-delà du perron ;      Un oiseau chante parmi les fleurs. « Dis-moi, quelle est donc la saison ? »      « C’est le vent du printemps qui... [Lire la suite]
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22 octobre 2019

Herwarth Walden (1878 – 1941) : « Ferne blühen Deine Augen – Loin fleurissent tes yeux... »

  Fern blühen Deine Augen – Loin fleurissent tes yeux Fern – Loin Weit hinter den Nächten – Loin derrière les nuits Blühen still Leben zwischen Sterben Blühen stiller Sterben zwischen Leben Entre vivre et mourir silence fleurissent Le mourir entre le vivre plus silencieusement fleurissent Blühen Sterne in die Nächte – Fleurissent étoiles dans les nuits Augensterne – Yeux étoiles Nacht schmiegt sich an Nacht und Nächte La nuit s’unit à la nuit et les nuits Atmen tief und ab und auf Respirent profondément et expirent... [Lire la suite]
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