stephane_mallarme_1_

 

À la nue accablante tu

Basse de basalte et de laves

À même les échos esclaves

Par une trompe sans vertu

 

Quel sépulcral naufrage (tu

Le sais, écume, mais y baves)

Suprême une entre les épaves

Abolit le mât dévêtu

 

Ou cela que furibond faute

De quelque perdition haute

Tout l’abîme vain éployé

 

Dans le si blanc cheveu qui traîne

Avarement aura noyé

Le flanc enfant d’une sirène

 

 

Du même auteur :

 Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui… » (11/06/2014)

Brise marine (11/06/2015) 

Le Tombeau d’Edgar Poe (11/06/2016)

L’Azur (28/09/2017)

Sainte (28/09/2018)