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La Voie éternelle

 

La voie où l’on chemine

N’est pas la Voie éternelle.

Le nom par quoi l’on nomme

N’est pas le Nom éternel.

L’innommé, origine du ciel et de la terre ;

Le nommé, mère de tous les êtres.

Donc c’est l’éternel sans désir qui découvre l’essence,

C’est l’éternel désir qui découvre la limite.

               Ces deux formes

Ont même principe, sous deux noms.

L’une et l’autre, on les appellera mystère.

               Mystère du mystère,

               Porte de toute essence !

(Le livre de la Voie et de la Vertu)

 

Traduit du chinois par Louis Laloy

in, «  Choix de poésie chinoise »

Sorlot,1944