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à Vahé Godel

 

je n’ai jamais cessé d’être

cette écorce vive

qui mange ses syllabes

et aboie ses mots

 

le temps transpire jusqu’à la plage

où se défont mes rives

 

je clôture mes trois vies

j’additionne mes impatiences

je mesure l’espace déçu

 

étais-je un défaut

un intervalle

 

qui m’a couverte de ruines

pendant que je respirais

le temps

de l’aubépine

 

In, Revue » Poésie 1, N° 81-82, Novembre-Décembre 1980 »

Le Cherche Midi éditeur, 1980