hqdefault_1_

 

En ramassant des coquillages

 

Chaque matin tu ramasses des coquillages là-bas, sur la plage à marée basse

et je te suis pour ramasser l’empreinte délicate de tes pas

chaque soir tu reviens de là-bas, de la plage à l’étale de la marée nocturne

et dans la brume gorgée de pluie je te vois tourner vers moi l’esquisse d’un

     regard

en cet instant notre rencontre est proche

rencontre, collision silencieuse de deux nuages

indifférents à leur bonheur...

 

1959

 

Traduit du chinois par Martine  Vallette – Hémery

In « Le ciel en fuite. Anthologie de la nouvelle poésie chinoise ».

Editions Circé, 2004