moton584_1_

 

  ..... Mais la douleur s’avoue vivace lorsqu’un subtil éclairage attendrit les

eaux. Chaque pierre tressaille comme au sortir d’un malaise ou d’une période

de mutisme. Le ciel déverse ses bleus, ses mauves, ses blancs. Enrobe les rives,

y met de l’air et des rumeurs. C’est d’un retour qu’il s’agit où le regard se libère

de trop d’insistance. De celle qui, par exemple, nous fait prendre une nappe de

brume pour un linceul ou le cri d’un goéland pour un funeste oracle.

 

Mais il y a la mer

Le Réalgar-Editions, 42000 Saint Étienne, 2018

Du même auteur : « Aucun de nous … » (28/03/2016)