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Maya

 

Je descends les degrés de siècles et de sable

Qui retournent à vous l’instant désespéré

Terre des temples d’or, j’entre dans votre fable

          Atlantique adoré.

 

D’un corps qui ne m’est plus que fuie enfin la flamme

L’Âme est un nom chéri détesté du destin —

Que s’arrête le temps, que s’affaisse la trame,

Je revins sur mes pas vers l’abîme enfantin.

 

Les oiseaux sur le vent dans l’ouest marin s’engagent,

Il faut voler, bonheur, à l’ancien été

Tout endormi profond où cesse le rivage

Rochers, le chant, le roi, l’arbre longtemps bercé,

Astres longtemps liés à mon premier visage,

 

Singulier soleil de calme couronné.

 

Poèmes,

Revue « Mesures N° 3, Juillet 1935 »

De la même auteure :

Ave (04/07/2014)

Vale (01/04/2017)

Scopolamine (29/05/2018)