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 Nocturnes

 

Etoile du soir, ô toi qui ramènes

Ce qu’a dispersé le clair jour naissant,

Voici que chèvre et brebis tu ramènes,

Et à la mère son enfant.

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L’eau fraîche murmure à l’entour,

Parmi les pommiers parfumés,

Et des feuilles où le vent court,

Le sommeil pour nous a glissé.

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Les étoiles, autour de la splendeur lunaire,

Cachent à nouveau leur clarté

Lorsque d’un vif éclat elle revient briller,

En son plein, au-dessus de l’ombre de la Terre.

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La lune s’est couchée,

Les Pléiades aussi.

Il est minuit, l’heure est passée,

Je suis seule étendue ici.

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Le rossignol charmeur annonce le printemps.

 

Traduit du grec par Robert Brasillach,

In « Anthologie de la poésie grecque »

Editions Stock, 1950

De la même autrice : 

 « Je t’ai possédée, ô fille de Kuprôs ! » (13/04/2015)

Aphrodite / εἰς Ἀφροδίτην (13/04/2016)

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