_2015_04_23_17_52_33_1_

 

 

Le dit des ribauds de Grève (1)

 

Ribauds, vous êtes bien à l’aise

les arbres dépouillent leurs branches

et vous n’avez aucun habit,

vous en aurez froid à vos hanches.

Qu’ils vous serviraient, les pourpoints

et les surcots fourrés à manche !

Vous allez en été si vifs

et en hiver si engourdis !

Vos souliers n’ont besoin de graisse :

vos talons, ce sont vos semelles.

Vous ont piqués, les noires mouches ;

maintenant piqueront les blanches (2).

 

(1) : C’est sur la place de Grève, aujourd’hui place de l’Hôtel de Ville, que l’on déchargeait les bateaux.

Les ouvriers y venaient chercher de l’embauche.

(2) : Les flocons de neige

 

Traduit du vieux français par Serge Wellens

in, Revue « Poésie 1, N°7 »

Librairie Saint-Germain-des-Prés, éditeur, 1969