30 mars 2019

Bernard Chambaz (1949 -) : Gisements, élémentaires

  Gisements, élémentaires   Et les géographies le gisant simplement d’un oiseau   l’oubli, par excellence – puisqu’il n’ y a plus rien à voir. A peine ce fragment de sol, un passage entre deux météores. Un mot épars, dans ce monde de ruines, l’écho d’un monde millénaire, un lieu – comme par hasard : le Grand lac de l’Ours ? Et ces chrétiens jetés aux bords par l’Océane, affolés, les yeux bordés d’or et d’écume, pillards à genoux dans l’eau qui se retire comme une île dont chacun serait... [Lire la suite]
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30 mars 2019

Eugène Guillevic (1907 – 1997) : « Dans le domaine... »

  Dans le domaine Il n’y a rien   Qui ne cherche A se rencontrer. ° Ah oui ! le vent. ° Le soleil Ne couche pas ici. ° La tourterelle a cru Que c’était chez elle. ° La guerre Entre les gris. ° Des roses Qui ne pensent pas   A être des roses ° Autour du domaine, Le vent se cherche Des porte-parole. ° La source N’écoute pas le vent.   Lui rabâche L’outre-pierraille. ° Il n’y a pas que le vent à écrire le vent. ° Porter ce temps-là Qui ne passe pas. ° Il y vient des fleurs... [Lire la suite]
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29 mars 2019

Lorand Gaspar (1921 -) : La maison près de la mer, I

  La maison près de la mer,  I   I 1 or pâle, brumes de paroles dans le froid jours et icônes qui noircissent peu à peu les doigts au bord d’un savoir insoumis –     2 falaise et claviers là-haut des murs blancs Des fenêtres où résiste la nuit parfois prennent feu, - des notes qui brûlent par-delà leur temps dans la musique, des images au soir  tombent sans bruit dans la rouille très sombre des eaux     3 dans les tiroirs de la chambre parfumés de sauge et de thym remuent... [Lire la suite]
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28 mars 2019

Yves Bergeret (1948 -) : La forêt l’attente

    La forêt l’attente   ECUSSONS D’IMPATIENCE   Irritante   vieille convoitise de la forêt et de ses mélèzes                       cabrioler plus haut                                         que le muet... [Lire la suite]
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27 mars 2019

Jack Kerouac (1922 – 1969) : 67ème chorus / 67th chorus

  67ème Chorus   Tel quel Est Tathata, le nom, Utilisé,                pour signifier, Essence,                toutes choses son faites                de la même chose                essence   La chose est nature pure, ... [Lire la suite]
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25 mars 2019

William Cliff (1940 -) : Londres

  Londres   Sur un trottoir de cette ville on l’a trouvé étendu mort j’ignore encore s’il faisait froid dehors quand il s’est résigné à se laisser crever j’ignore aussi ce qu’a duré son a- gonie si le remords a tra- versé son âme au moment du trépas ( c’était un si beau garçon intelligent sentimental un des plus fins produits de notre bourgeoisie d’avoir lu Nitche et d’autres livres ça lui aura été fatal – ainsi l’on parle des défunts sans savoir ce qu’ils ont été, il ne nous reste de plus d’un que... [Lire la suite]
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25 mars 2019

Zbiniew Chojnowski (1962 -) : Soleil couchant sur le lac

  Soleil couchant sur le lac   Les lèvres du jour rougissent au couchant. Le silence se fige dans les sphères. La couleur s’estompe à la lumière. Un chat de nuages se blottit contre les paupières closes. Et des roseaux touffus un murmure s’élève.   Sniardwy, 1993   Traduit du Polonais par Frédérique Laurent In, « Terra nullius, une anthologie de la poésie contemporaine de Varmie et Mazurie ». Editions Folle Avoine, 35023 Bédée, 2004 Du même auteur : « Nous marchions dans le... [Lire la suite]
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24 mars 2019

Pierre Dalle Nogare (1934 – 1984) : Je rêve de pleurs et de froid

    Je rêve de pleurs et de froid J’écoute Le gel couvrir la neige Et le matin Est lenteur de plantes, Immobilité de la ténèbre. Qui loge dans ma maison Sinon le murmure Et la foudre ? Aujourd’hui je m’appelle poussière. Je suis habillé Par des losanges, des yeux. Je regarde mes paumes Et Quelqu’un me fixe Qui ne dit mot.   Récit des images Editions Belfond, 1977 Du même auteur : Explorés du feu (24/03/2016)  La dissimulation révélée (24/03/2017)  « Tu es clos dans ta... [Lire la suite]
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23 mars 2019

Pierre Mac Orlan (1882 – 1970) : « Tel était Paris... »

  Tel était Paris avec sa grande tour où, chaque nuit, crépite la chevelure bleue          de la T.S.F. et ses étincelles qui laissent sur le mur de la nuit des traces d’allumettes chimiques ; avec ses vieux meubles en pierre de taille, ses parapets où les suicidés bleus et roses font des rétablissements sur les poignets et ratent leurs numéros ; avec son grand cirque où le public descend sur la piste, où les femmes, folles de l’odeur des chevaux, jaillissent du Moulin... [Lire la suite]
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22 mars 2019

Anjela Duval (1905 – 1981) : Papillon et abeille / Balafenn ha Gwenanenn

  Papillon et abeille   - S’il fait beau Dit le papillon volage S’il fait beau Je battrai bientôt la campagne. - Et moi, dit l’abeille Au papillon écervelé Je me mettrai au travail           S’il fait beau.   Juin 1967   Traduit du breton par Paol Keineg Du même auteur : Poèmes de jour, poèmes de nuit / Barzhonegoù noz, barzhonegoù deiz (01/06/2014) La feuille / An delienn (22/03/2017) Dans le bois / Er c’hoad (21/03/2018)   Balafenn ha... [Lire la suite]
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