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Fibres. Le bois descend dans ses artères, lente voix s’effaçant dans l’épaisseur

des terres. Les nervures de chaque mot, et son squelette, sous le mécanisme du

souffle. Brun tiède, telle, l’odeur se dicte sous la saignée des arbres dont

l’écorce ne masque plus le rêve. Dans les cavernes du néocortex résonne à petit

feu l’ « en avant » des premières flammes. Le bois, demeure repliée sur le cri

contenu. Et dans la montagne lentement s’enfonce la chair savante du silence.

 

Revue « Poésie 1, N° 41, Mai- Août 1975

Editions Saint-Germain-des-Prés, 1975

Du même auteur :

« Au bout de chaque jour… » (05/03/2015)

« Le tourbillon des chants de la lisière… » (05/03/2016)

Sonnailles (05/03/2017)

Al-Kimiya, II (05/03/2018)