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Depuis le triste point de ma frêle naissance

Et que dans le berceau pleurant je fus posé,

Quel jour marqué de blanc m’a tant favorisé

Que de l’ombre d’un bien j’aie eu de la jouissance ?

 

A peine étaient séchés les pleurs de mon enfance

Qu’au froid, au chaud, à l’eau je me vis exposé,

D’amour, de la fortune, et des grands maîtrisé,

Qui m’ont payé de vent pour toute récompense.

 

J’en suis fable du monde, et mes vers dispersés

Sont les signes piteux des maux que j’ai passés,

Quand tant de fiers Tyrans ravageaient mon courage ;

 

Toi qui m’ôtes le joug et me fais respirer,

Ô Seigneur, pour jamais veuille-moi retirer

De la terre d’Egypte et d’un si dur servage.

 

Sonnets spirituels

Du même auteur :

« Las. Je ne verrai plus… » (16/02/2015)

« Rosette, pour un peu d'absence… » (24/02/2017)

« Sommeil… » (24/02/2018)