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Charles Lucet

 

Ils ne savent pas qu’ils ne vont plus revoir

Les vergers d’exil et les plages familières

Les étoiles qui voyagent avec des jambes de sel

Quand la nuit est triste de plusieurs beautés

 

Ils oublient qu’ils ne vont plus entendre

Le vent de la grille et le chien des images

L’eau qui dort sur la couleur des pierres

La nuit avec des violons de pluies

 

Tant de magie pour rien!

Si ce n’était ce souvenir d’un autre monde

Avec des oiseaux de chair dans la prairie

Avec des montagnes comme des granges

O mon enfance ô ma folie

 

Les Poésies

Editions Gallimard (Poésie), 2001

Du même auteur :

 « Vous qui partez pour un pays lointain… » (19/02/2016)

« Si je dois rencontrer les Aïeux… » (19/02/2017)

Sur une montagne (11/02/2018)