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On me dit que là-bas les plages sont noires

De la lave allée à la mer

Et se déroulent au pied d’un immense pic fumant de neige

Sous un second soleil de serins sauvages

Quel est donc ce pays lointain

Qui semble tirer toute sa lumière de ta vie

Il tremble bien réel à la pointe de tes cils

Doux à la carnation comme un linge immatériel

Frais sorti de la malle entr’ouverte des âges

Derrière toi

Lançant ses derniers feux sombres entre tes jambes

Le sol du paradis perdu

Glace de ténèbres miroir d’amour

Et plus bas vers tes bras qui s’ouvrent

A la preuve par le printemps

D’APRES

De l’inexistence du mal

 

Tout le pommier en fleur de la mer

 

 

L’air de l’eau

Editions des Cahiers d’art, 1934

Du même auteur :

Union libre 17/(01/2014)

Ode à Charles Fourier (23/01/2015)

Plutôt la vie (23/01/2016) :

Les écrits s’en vont (23/01/2017)

La lanterne sourde (23/01/2018)