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Village

 

Sur la colline pelée,

un chemin de croix,

de l’eau claire

et des oliviers centenaires.

 

Dans les ruelles,

des hommes au visage caché.

Et sur les clochers,

des girouettes qui tournent.

 

Qui tournent

éternellement.

O village perdu

dans une Andalousie de larmes.

 

Traduit de l’espagnol par Jacinto- Luis Guereña

in « Anthologie bilingue de la poésie espagnole contemporaine »

Gérard & C° (Marabout Université), Verviers (Belgique), 1969

Du même auteur :

La guitare / la guittara (04/11/2014)

Chant funèbre pour Ignacio Sánchez Mejías / Llanto por Ignacio Sánchez Mejías (19/12/2015) 

Embuscade / Sorpresa (19/12/2016)

Chanson du cavalier /Canción de Jinete (19/12/2017)

 

 

Pueblo

 

Sobre el monte pelado

un calvario.

Agua clara

y olivos centenarios.

 

Por las callejas

hombres embozados,

y en las torres

veletas girando.

 

Eternamente

girando.

¡ Oh, pueblo perdido

en la Andalucia del llanto !

 

Poema del cante jondo

Ediciones Ulises, Madrid,1931 

Poème précédent en espagnol :

Antonio Gamoneda : « Il existait tes mains... » / « Existían tus manos... » (04/12/2018)

 

Poème suivant en espagnol :

 

Francisco de Quevedo y Villegas : A Rome, ensevelie sous les ruines / A Roma sepultada en sus ruinas (11/01/2019)