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Le plus beau jour

 

 

S’il pouvait faire un temps à mettre un chien dehors

Si je pouvais avoir un cœur à fendre pierre

Si l’amour devenait plus lâche que la mort

Si nous étions des morts pour parler de la vie

Si nous étions heureux pour ne plus rien nous dire

Si nous étions vivants pour pouvoir nous aimer

Si le monde n’était pas fait pour le refaire

Si tu n’existais pas pour pouvoir t’inventer.

 

 

Préface à l’Amour

Edition des Cahiers du Sud, Marseille, 1953

Du même auteur :

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