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     Il range tes lettres comme des papillons ou je ne sais quoi. Comme des

pages de lumière vivante qui battent des ailes avant qu’on repousse le tiroir.

Je les entends remuer la nuit, le jour. Tu sais à quelle vitesse s’éteignent ces

brasiers qui nous font croire plus vivants. Cette sorte d’amour. On a beau

tourner la page, c’est encore la blancheur. On entre jamais ici, on effleure.

 

La fraîche évidence

Edition Lettres Vives,1995

Du même auteur :

 « On ne peut pas s’empêcher de mourir » (30/10/2014)

« La main, en écrivant… » (12/10/2016)

« Tu dis « je vais à ta rencontre … » (12/10/17)