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J’écoute une musique intense,

A mes yeux s’ouvre l’Infini.

Le vol des oiseaux de minuit

Traverse en planant le silence...

 

Simple comme le ciel uni,

Et pauvre comme la nature,

Ma liberté m’est plus obscure

Que la voix des oiseaux de nuit.

 

Là-haut, blafard dans les étoiles,

Brille un croissant blême et languide ;

Oui, je le fais mien, ô Grand Vide,

Ton univers étrange et pâle !

 

Traduit du russe par Katia Granoff,

In, « Anthologie de la poésie russe »

Editions Gallimard (Poésie),1993

Du même auteur :

« Homère, l’insomnie… » / Бессоница, Гомер, тугие паруса (26/09/2015)

Le coquillage (26/09/2017)