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Très loin à perte de vue

la vie bouillonne.

Tout le monde habillé de fête

les hommes et les femmes.

 

Et les fleurs d’amandier fleurissent

sur les cannes des hommes

Et une calme brise matinale

murmure aux yeux des femmes.

 

Et la mort n’a pas de vie

et la vie n’a pas de mort.

 

               Une rue entière marche.

 

L’écho emporte la voix

et la voix emporte l’écho

 

               L’éternel règne

 

Traduit de l’hébreu par Michel Eckhard et Benjamin Ziffer

in, Revue « Poésie 1, N° 116, Mars-Avril 1984 »

Le Cherche-Midi éditeur, 1984

Du même auteur : « Aux jours très anciens… » (25/09/2017)