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Nom caché

 

   Le véritable Nom n’est pas celui qui dore les portiques, illustre les actes ; ni

que le peuple mâche de dépit ;

   Le véritable Nom n’est point lu dans le Palais même, ni aux jardins ni aux

grottes, mais demeure caché par les eaux sous la voûte de l’aqueduc où je

m’abreuve.

   Seulement dans la très grande sécheresse, quand l’hiver crépite sans flux,

quand les sources, basses à l’extrême, s’encoquillent dans leurs glaces.

   Quand le vide est au cœur du souterrain et dans le souterrain du cœur, - où

le sang même ne roule plus, - sous la voûte alors accessible se peut recueillir

le Nom.

   Mais fondent les eaux dures, déborde la vie, vienne le torrent dévastateur

plutôt que la Connaissance !

 

Stèles,

Pékin, 1912

Du même auteur :

Du bout du sabre (25/09/2014)

Eloge et pouvoir de l’absence (25/09/2015)

Edit Funéraire – (06/09/2016)

Tô-Bod (05/09/2017)