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Mots

 

« Je te perdrai comme on perd un clair

jour de fête : - je le disais à l’ombre

que tu étais dans le vide de la pièce – attentive,

ma mémoire te chercha en ces années

florissantes, un nom, une apparence : pourtant,

tu te dissiperas et ce sera toujours l’oubli

de nous dans le monde. »

                                           Tu regardais le jour,

évanoui dans le crépuscule, je parlais

de la paix infinie que le soir

étend sur les fleuves à la campagne.

 

Traduit de l’italien par Bernard Simeone

In, Alfonso Gatto : « Pauvreté comme le soir »,

Editions La Différence (Orphée), 1989

Du même auteur : A mon père / A mio padre (27/08/2017)

 

 Parole


« Ti perderò come si perde un giorno

chiaro di festa : - io lo dicevo all’ombra

ch’eri nel vano della stanza – attesa,

la mia memoria ti cercò negli anni

floridi un nome, una sembianza: pure,

dileguerai, e sarà sempre oblio

di noi nel mondo ».

                                   Tu guardavi il giorno

svanito nel crepuscolo, parlavo

della pace infinita che sui fiumi

stende la sera alla campagna.

 

 

Poesie 1929-41,

Mondadori, Milano, 1961

Poème précédent en italien :

Dino Campana : La Chimère / La Chimera (20/08/2018)

Poème suivant en italien :

Roberto Veracini : A naviguer / A navigare (02/09/2018)