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Je ne suis que cet enfant qui va

Sur les calmes routes du soir.

Les fougères l’étang le brouillard

L’appellent d’une voix secrète.

Et lui du fond de sa solitude

Ecoute le silence qui tremble.

 

Mon pays de crépuscule est là

Derrière l’arbre de tous les jours.

Le pré la forêt le bout de la route

Attendent soudain on ne sait quoi

De tendre et de grave, un beau visage,

Celui de la mort qui leur ressemble

Et qui se presse contre mon cœur.

 

Terre secrète

Editions Seghers, 1951

Du même auteur :

A mi–voix (16/11/2015)

Vocabulaire (16/11/2016)

Le témoin (15/08/2019)